Ce que 2021 m’a appris

2021 à été pour moi une année riche en changement, en rebondissement et émotionnellement mouvementée. Aujourd’hui, je reviens avec une sorte de bilan, ou plutôt, une liste des leçons apprises.

Pour cette année, je ne m’étais pas mis d’objectifs, je voulais que ce soit une année en quelques sortes plus relax. Sous le thème du bien être, plus slow. Par contre, j’ai appris beaucoup de choses sur moi-même, sur mes relations face aux autres.

Je peux gérer sans médication.

Quand on m’a diagnostique un trouble anxieux sévère, un haut potentiel et un TDAH avec hyperactivité, la première chose qui est ressortie c’est que je devrais me médicamenter à vie pour gérer. Il en a toujours été hors de question pour moi. Je voyais les médicaments comme une sorte de béquille qui m’aiderait à gérer un temps, celui de me relever et de reprendre le contrôle une étape après l’autre.

Le chemin a été long, la thérapie tout autant. Il y a eu des hauts et des bas, des victoires et des rechutes. Mais aujourd’hui, je peux dire qu’à force de travail, je gère aujourd’hui sans médication. Mon trouble anxieux a disparut. Quant à mon TDAH, il est sous contrôle. J’apprends encore, il y a des ratés mais on est sur un globalité très positive.

J’ai besoin d’espace.

Dans l’appartement, je me suis toujours senti « mal », jamais vraiment chez moi, impossible de m’approprié l’espace. Et ce, peu importe les changements apportés. J’en étais presque à fuir ma propre maison.

Quand on a déménagé, j’ai su mettre rapidement le doigt sur ce qui n’allait pas. J’ai besoin d’espace pour me retrouver seul, mais aussi d’un extérieur. J’ai besoin d’air et d’être tout seul très régulièrement. Et je n’avais pas ça avec l’appartement.

J’ai donc appris que dans mon équilibre la nature et l’espace étaient très important.

J’ai besoin de beaucoup de temps seul et c’est ok!

Avant, je pensais que ce n’étais pas normal d’avoir autant besoin de solitude. Que les autres y arrivaient, que je devais y arriver aussi. Alors je me forçais ; je ne refusais aucune invitation, je faisais ce que l’on attendait de moi, j’assistais à tous les repas familiaux. Jusqu’à ce que j’explose.

J’ai appris en thérapie qu’on a comme des sortes de batteries sociales, et que les miennes sont rapidement vides. Ce qui explique que je suis très extraverti, que j’ai le contact très facile mais qu’à côté de ça, j’ai besoin de temps seul.

Maintenant, je dis non quand je me sens fatigué. Je dis non quand je n’ai pas envie. J’essaie de plus communiquer mes ressentis même si cette part est encore difficile et fait partie de mes objectifs 2022.

Lire et écrire me fait du bien et je dois me dégager du temps pour ça.

Depuis que je travail, je n’ai pas réussi à me remettre dans une routine pour lire ou écrire dans mon journal. Pourtant, ça me manque terriblement et ça participe à mon équilibre mentale.

J’ai appris cette année que j’avais besoin de ça et que je devais me dégager du temps pour ça. Même si c’est 30 minutes dans mon lit. Mais il va falloir que je mette en place des choses pour y ariver.

Un diplôme ne défini pas ma valeur en temps que personne.

Cette année, j’ai arrêté les études. J’ai été formaté depuis l’enfance que si je voulais être quelqu’un dans la société, si je voulais faire des grandes choses, il me fallait des diplômes. Il fallait que j’aille à l’université. Cette année, quand j’ai arrêter, que j’ai signé un contrat et que j’ai commencé à travailler, le regard des gens que j’aime à changé sur moi. Ils étaient fier de moi.

J’ai dû déconstruire ce mécanisme mentale. Parce que quelqu’un qui n’a pas de diplôme ne vaut pas rien, un diplôme n’est qu’un bout de papier attestant de compétences dans un domaine précis. Ni plus. Ni moins. Ne pas avoir de diplôme ne m’empêchera pas d’avoir un métier, un salaire, de réaliser mes projets.

Apprendre à m’écouter.

Physiquement et mentalement, je ne suis pas infaillible, ni invincible. Cette année, j’ai appris à ralentir certains moments, à mettre le paquet à d’autres. J’ai arrêter de penser qu’en disant « non » à mes proches ils m’aimeraient moins. J’ai communiqué sur la raison de mes refus de faire telles ou telles choses.

Je m’autorise plus de sommeil quand j’en ai besoin. Je m’autorise à rester enfermer dans la maison quand j’en ai besoin. Je m’autorise à vivre mes émotions.

J’ai appris beaucoup de choses cette année. J’en ai encore beaucoup à apprendre, sur moi-même, sur les autres, sur mes envies et sur mes projets. L’année 2022 s’annonce riche en rebondissements. Elle sera pleine de positivité, de bien-être et de bienveillance.

Et vous, quelle est votre leçon apprise en 2021?

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