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Mon parcours dans la photographie — Étude, abandon, professionnalisation, …

Après vous avoir posé la question sur mon instagram, me voilà derrière mon écran pour vous raconter mon parcours dans le monde de la photo. Préparez-vous un thé, un café ou un soda parce que ça risque d’être long. Avant de commencer, toutes les photos présente au fil de l’article sont des photos réalisées pendant mes études en école de photo.

J’ai toujours été attiré par le monde de la photographie, cet art si précieux qui fige les souvenirs éternellement. Qui attrape un fragment de temps afin qu’on puisse le voir et le revivre un nombre infini de fois. Petit, j’étais constamment frustré de ne pas pouvoir me souvenir des choses autrement que dans ma tête, probablement dû au fait que j’aime garder les choses et surtout les souvenirs.

À l’âge de 12 ans, mes parents ont décidés de m’offrir un appareil photo, un vrai ; pas un jetable cette fois! Un appareil avec une carte pour mettre dans l’ordinateur! Et là, ça été la révélation… C’est comme ces idées qui vous traversent l’esprit une fraction de seconde et qui pourtant vont tout changer. Cet appareil, c’était ça, une révélation qui m’a percutée de plein fouet, celle qui allait changer ma vie à tout jamais.

Mon appareil, je le trainais partout et je photographiais tout ce que je pouvais ; une fleur dans le jardin, les décorations sur la table, mon ombre, … Cet objet était une extension de moi-même. En grandissant je n’ai pas arrêté de photographier, entre-temps j’avais économisé et j’ai pu acheter ce qu’on appelle un “bridge” un appareil entre le compact et le réflex. Là encore de grands changements ; je pouvais choisir de viser avec mon oeil ou avec l’écran. Et j’ai découvert les premiers logiciel de “retouche photo”, j’y mets de gros guillemets parce que pour ceux de ma génération vous devez connaitre ; picmonkey, gimp et photofiltre.

PROJET DU COURS : VIE QUOTIDIENNE

Et j’ai découvert les réflexs…

En 2013, quand j’ai rencontré Mich, il avait un super appareil photo. Un CANON EOS 50D pour ceux qui connaissent, qu’il avait acheté avec son frère. Et à partir de ce moment là, la photographie à pris une toute autre place dans ma vie. J’ai découvert la suite adobe. Mais surtout, j’ai découvert les possibilités qui s’offraient à moi avec ce petit bijou et ces logiciels.

J’ai consommer une tonne de vidéos youtube pour savoir comment contrôler le mode manuel, comment changer la profondeur de champ ou plus simplement comment faire une bonne prise de vue. C’était tout un univers qui venait de s’ouvrir devant moi ; pas seulement parce qu’il y avait une infinité de choses à apprendre mais plutôt parce qu’il y en avait des milliers à faire, et ces choses, je pouvais les faire moi-même.

À partir de là, j’ai encore plus photographier ; la nature, l’architecture, les gens, la nourriture, la déco, les animaux, …

Et puis je me suis rendu compte qu’il y avait même des écoles pour ça! C’était clair, je voulais évoluer dans le monde de la photographie, j’allais m’inscrire dans une école de photo, et tout allait me réussir. Nos familles se sont même arrangées pour qu’à Noël je reçoive mon propre appareil photo, un canon EOS 70D cette fois, parce que je voulais aussi faire de la vidéo. D’ailleurs, je leurs serais éternellement reconnaissant pour ce cadeau! Mais après ça ne s’est pas vraiment passé comme prévu…

PROJET DU COURS : LA FOIRE

Mon entrée en école d’art

Je me suis inscrit en école d’art, je m’étais fait tout une idée de ce que ça allait être et comment ça allait se passer, mais entre ma tête et la réalité, il y a eu une grande différence. Premièrement j’ai du commencer par l’argentique, moi qui m’attendait à faire du numérique, c’était raté. Mais ça, c’était la faute de mon école précédente, un tout autre sujet… Il fallait donc tout apprendre sur ce nouvel objet. J’ai appris beaucoup grâce à ça ; gérer un appareil, la lumière, la vitesse, développer mes propres images dans une chambre noire, …

Mais ça ne me plaisait pas, on nous imposait tout les sujets, comment photographier, comment cadrer, … Il n’y avait plus de vision artistique, il n’y avait que de la théorie et de l’application de théorie. Et mon idée à moi de l’école d’art, c’était justement plus de libertés, exprimer mes idées à travers l’art. Mais il ne fallait surtout pas penser à sortir des chemins tout tracer où à essayer des choses, c’était impossible. Je termine tout de même mon année avec beaucoup de succès.

J’ai tellement déchanté face à cette première année de photo que je me suis retiré de l’école d’art. J’ai fait une formation dans un domaine tout autre. Mais je n’ai pas arrêter de photographier puisque j’ai commencé à couvrir mes premiers évènements sportifs, mariage, shootings, évènements privés et publics, soirées, … Une de mes photos à même servi à illustrer un article du journal. Et tout le monde me répétaient sans cesse que j’étais talentueux, que la photo c’était vraiment mon truc. Et que quand on trouve “son truc” il ne faut pas le lâcher!

Après cette année de formation, je me suis à nouveau inscrit en école d’art, je me disais que je devais m’accrocher et que le problème c’était peut-être moi et que je devrais accepter des projets que je n’aimerais pas pour me faire un nom plus tard. Cette fois on passait bien au numérique, mais rebelotte… Aucune place à l’artistique, même en retouche… Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis disputé avec mes professeurs parce qu’ils voulaient que je fasse exactement comme eux le pensaient ; en gros, que je sois le même photographe qu’eux.

Mais pour moi, l’art ce n’est pas ça. On peut appliquer la théorie sur un sujet libre. Ou du moins, la retouche est la signature d’un photographe et j’avais l’impression que mes professeurs effaçaient cette part. Surtout que cette année là, le programme ne prévoyait que de la photo en noir et blanc… Je vous le donne en mille, je n’aimais pas photographier en noir en blanc.

En parallèle, je continue à photographier à côté même si je n’ai plus de temps pour la photographie de plaisir puisque je fais 8 heures de cours + 2 heures de trajets, et le weekend était consacré à ma famille et aux contrats. J’ai de plus en plus de demande, mais de plus en plus que je refuse parce que je ne m’amusais plus. Donc dans ma tête trottait l’idée d’arrêter en milieu d’année… Puis finalement, ma santé m’a rappelé à l’ordre et j’ai du arrêter pour prendre soin de moi.

Et là, j’étais totalement frustré parce que j’avais l’impression que tout ce que je faisais c’était mauvais alors qu’à côté mes contrats se multipliaient… Finalement, j’ai remisé mon appareil photo, supprimé ma page professionnel et n’y ai plus touché pendant de longs mois, je pense qu’on à même frôler les 2 ans sans photographier.

La révélation …

Enfin, un jour j’ai ressorti mon appareil, j’ai recommencé à prendre quelques clichés par-ci, par-là, et c’était comme au premier jour. Comme si je retrouvais un amour perdu ; les émotions, la satisfaction, la fierté… Et je me suis rendu compte que je ne rentrais pas dans le moule, que je n’étais peut-être pas fait pour ce genre de formation mais que je devais apprendre par moi-même.

Alors j’ai recommencé à consommer du contenu photographique, à chipoter avec les logiciels pour me rendre compte que ce que j’aimais vraiment, c’était (pour le moment) de photographier le monde. De faire de la photo de paysage, de nature, d’animaux et de portrait volé. Pas de cérémonies, pas de studio, loin du stress. Et que si je devais photographier des personnes se serait à ma manière avec mes conditions artistiques et plus moi qui doit me plier aux désirs des clients, plus jamais.

Parce qu’il a de ça aussi que je n’aime absolument pas, la pression sur le photographe pour les évènements privés ; vous n’avez qu’une chance de capturé l’instant (par exemple, le baisé des mariés ou le passage de l’alliance aux doigts) donc non seulement vous ne pouvez pas vous rater mais en plus vous devez gérer tata ginette qui avec sa tablette essaie de faire des photos quitte à se mettre devant vous à l’instant T. Donc je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi. Et que si je devais refaire ce genre de choses, c’est parce que les gens aiment ce que je fais et viennent me chercher pour ça.

Et aujourd’hui?

à l’heure actuelle, mon appareil est toujours une extension de moi-même et je réfléchis à repartir dans une formation pour avoir un diplôme dans ce domaine ; pas qu’un bout de papier me dise que je suis un bon photographe ou non mais plutôt par satisfaction personnelle pour effacer l’amertume de l’échec passé.

J’ai très envie de photographier à nouveau, même des gens parfois mais je procèderais totalement différemment ; par exemple pour une famille, je demanderais à organiser quelque chose, comme une balade dans les bois par exemple et qu’ils agissent comme si je n’étais pas là. Pas ou peu de poses coordonnées, peu de mise en scène où tout le monde est figé. Juste capturer des instants magiques, volés ces instants de bonheur pour leurs offrir, c’est comme ça que je fonctionnerais.

La leçon que j’ai apprise, c’est qu’en photo, il y a des bases à acquérir mais qu’il n’y a pas une bonne façon d’y arriver et que personne, ni même un bout de papier, ne vous qualifiera de bons ou pas. La photographie est un métier non protégé, c’est à dire que demain, n’importe qui peut se lancer comme photographe. Donc profiter des technologies, suivez des formations en ligne si ça vous aide mais surtout : EXPÉRIMENTEZ!

C’est sur le terrain qu’on en apprend le plus et c’est en photographiant qu’on devient photographe! Créez et soyez unique! Si vous êtes fier de ce que vous faites, que vous travailler de manière qualitative ; les gens viendront à vous d’eux-mêmes parce qu’ils aimeront ce que vous faites et cette touche artistique qui vous est propre.

Pour preuve, nous avons une connaissance qui a tout appris sur internet avec des masterclass, elle est spécialisé dans la photographie de grossesse et d’enfant, elle à commencé il y a moins de 5 ans. Aujourd’hui, ses réseaux sont suivant par plus de 50.000 personnes, elle donnent des workshop à travers le monde et des gens du monde entier viennent suivre ceux qu’elle donne en Belgique.

Alors donnez vous les moyens de suivre vos rêves parce qu’il n’y a pas qu’une bonne façon d’apprendre certains métiers et un diplôme ne fait pas tout.

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